Propellet Event 2026 : les chiffres à retenir pour comprendre les enjeux de la filière

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Les 10 et 11 juin 2026, la filière du chauffage au granulé de bois s’est réunie à Besançon à l’occasion du Propellet Event. Pendant deux jours, producteurs, distributeurs, fabricants, installateurs, experts, institutions et partenaires de la filière ont échangé autour des grands sujets qui structurent l’avenir du granulé : ressource, marché, qualité de l’air, innovation, industrie et politiques publiques.

Parmi les nombreux enseignements de cette édition, plusieurs chiffres permettent de mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre.

1. Le bois énergie reste la 1ère énergie renouvelable en France

Premier enseignement rappelé lors du Propellet Event : le bois énergie demeure la première source d’énergie renouvelable en France.

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Source : Production d’ENR par filières en France métropolitaine, Source : SDES 2024

Présenté par Florin Malafosse, de Solagro, ce constat s’appuie sur les données du SDES 2024 relatives à la production d’énergies renouvelables en France métropolitaine. Le bois énergie conserve une place structurante dans le mix énergétique français, devant les autres filières renouvelables.

Cette position confirme l’importance du sujet bois-énergie dans les trajectoires de décarbonation de la chaleur. Elle rappelle aussi la nécessité d’en organiser les usages avec rigueur, dans un contexte où la ressource forestière fait l’objet d’attentions croissantes.

2. Les volumes de bois énergie récoltés n’augmentent plus

Contrairement à certaines idées reçues, les volumes récoltés en bois énergie n’augmentent plus.

Les données présentées par Solagro, à partir d’une reconstitution de la récolte de bois énergie de l’IGN publiée en décembre 2025, montrent une stabilisation globale des volumes depuis plusieurs années. Le total de bois énergie récolté évolue en dents de scie, sans hausse structurelle.

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Source : Reconstitution de la récolte de bois énergie, IGN, Décembre 2025

3. Environ 3 millions de tonnes de granulés consommées en France métropolitaine

En 2025, la consommation française de granulés en métropole est estimée à environ 3 millions de tonnes.

Ce chiffre, présenté par le SNPGB, permet de mieux lire le marché français : environ 2,3 millions de tonnes seraient produites en France, auxquelles s’ajoutent environ 650 000 tonnes importées pour la métropole. Autrement dit, près de 80 % du granulé consommé en France métropolitaine est produit en France

4. 300 000 tonnes importées depuis la Belgique en 2025

La Belgique est devenue le premier fournisseur de granulés de la France métropolitaine, avec plus de 300 000 tonnes importées en 2025, contre environ 55 000 tonnes en 2015.

Ce chiffre illustre l’évolution rapide des échanges européens. Il ne traduit pas une dépendance structurelle, mais plutôt un fonctionnement de marché dans lequel les importations jouent un rôle d’ajustement, notamment lors des pics de demande ou des variations climatiques.

L’enjeu pour la filière est donc double : maintenir une production française solide et conserver des flux européens capables de sécuriser l’approvisionnement lorsque la demande augmente.

5. 48 % du parc de chauffage au bois encore ancien ou peu performant

Le Propellet Event a également permis de revenir sur l’enjeu majeur de la qualité de l’air.
En France, environ 7,5 millions de logements sont équipés d’un appareil de chauffage au bois, mais près de 48 % du parc resterait ancien ou peu performant.

Or, ces équipements anciens, notamment les foyers ouverts, concentrent à eux seuls les deux tiers des émissions de particules fines liées au chauffage au bois domestique

Ce chiffre rappelle que le problème ne vient pas du chauffage au bois en tant que tel, mais d’abord des appareils les plus anciens, des foyers ouverts et des usages peu efficaces. La modernisation du parc constitue donc le principal levier d’action. Remplacer les équipements anciens par des appareils performants, correctement installés et entretenus, permet de réduire à la fois les émissions de particules, la consommation de bois et la facture énergétique des ménages.

6. Jusqu’à -42 % d’émissions grâce au renouvellement du parc

Le remplacement des appareils anciens par des modèles récents permettrait de réduire fortement les émissions de particules fines liées au chauffage au bois domestique, avec une baisse pouvant atteindre 42 % d’ici 2030.

Ce chiffre renforce un message central : les solutions techniques existent déjà. Les appareils récents, les combustibles de qualité et les bonnes pratiques d’usage permettent d’améliorer significativement la performance environnementale du chauffage au bois.

Dans ce contexte, la stabilité des politiques publiques devient déterminante. La filière rappelle que les aides doivent accompagner le renouvellement des équipements les plus anciens, afin de répondre simultanément aux enjeux de qualité de l’air, de pouvoir d’achat et de souveraineté énergétique.