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Collectivités et prescripteurs
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Collectivités et prescripteurs

Vous êtes un bureau d’études, un maître d’œuvre ou une collectivité : 

En France, sur environ 6000 installations bois de 50 KW à 1MW, le granulé en représente presque 1000. La majorité des installations sont des installations de 50 kW à 300 kW (91%). Viennent ensuite celles entre 300 kW à 1 MW (7%) et celles supérieures à 1 MW (2%).

Cela correspond au rapport de l’étude Comité Interprofessionnel du Bois Energie (CIBE) qui confirmait la pertinence du granulé de bois dans les bâtiments de « petite taille » (moins de 1 MWh de consommation annuelle), dans les bâtiments à forte intermittence de besoins en chaleur (du type scolaire et tertiaire), dans des ZAC de logements dont la construction est étalée dans le temps ou dans des sites à fortes contraintes de livraison ou d’implantation.

Cette étude qui a été réalisé en 2011 sera réactualisée et complétée en 2019.

 

Une formation gratuite pour prescrire le granulé de bois

Cette formation numérique gratuite (ou MOOC) a pour but de faciliter la prescription du chauffage au granulé de bois.

Elle se découpe en une partie théorique d’1h30, soit 20 leçons de 1 à 5 minutes allant de la conception de la chaufferie jusqu’à l’exploitation.

 

Historique

On l’oublie trop souvent, mais la France a été dans les années 80, avec les Etats-Unis, un pays pionnier dans le développement du granulé de bois pour le chauffage. En Lozère, dans le Doubs ou en Isère par exemple, des bâtiments de logements collectifs, des hôpitaux… ont été équipés. À l’époque, peu automatisés et demandant un suivi important, ces produits n’ont pas eu le temps de se perfectionner. Après le contre choc pétrolier, la majorité des projets ont été abandonnés et les chaudières ont été réalimentées en combustible fossile. 

A partir de 2001-2002, le marché du granulé repart dans un contexte européen complètement nouveau. De très nombreux pays produisent du granulé et les chaudières à granulés importées en France ont fait des progrès techniques très importants : confort d’utilisation, sécurité, performance. Les chaudières installées le sont alors principalement dans le domestique, en remplacement de chaudières fioul ; elles sont en général de petite puissance, inférieure à 50 kW. Puis, progressivement le marché du collectif évolue avec le développement de nouveaux produits dédiés aux granulés, capables de générer de 50 à 250 kW de puissance, spécialement adaptés aux collectivités, logement, hôtellerie, entreprises, châteaux…

Aujourd’hui, des constructeurs proposent des chaudières spécifiques granulés jusqu’à 1 MW de puissance et si, pour des raisons économiques mais souvent culturelles et idéologiques, le bois déchiqueté est plus préconisé pour le chauffage collectif et tertiaire, on assiste aujourd’hui à une montée en puissance du granulé dans les bâtiments collectifs.

 

Retour sur l’étude

(Extrait de l’étude sur les opportunités d’usage du granulé de bois dans les chaufferies de moyenne puissance réalisée en 2011 par le CIBE)

Si le granulé a pris progressivement plus de place, c’est que les arguments ne manquent pas. Les 3 atouts qui font la différence :

  •  Un bilan environnemental positif

Le granulé est un combustible homogène, de qualité régulière, de forte densité et d’une grande fluidité ce qui permet une combustion optimisée donc moins de cendres et moins de poussières dans les fumées.

  • Une technique plus simple

Les espaces de stockage sont réduits d’un facteur 4 environ par rapport à ceux nécessaires au bois déchiqueté et les systèmes d’alimentation automatiques sont plus simples.
De plus, les chaudières aux granulés présentent une plus grande flexibilité d’usage en termes de régulation et de taux de charge minimum…

  • Un avantage économique

Grâce à des équipements compacts, les investissements à engager sont généralement inférieurs à ceux engagés pour le bois déchiqueté et les frais de maintenance sont moins élevés car les matériels sont plus simples. L’argument économique devient encore plus significatif face aux concurrents directs tel que le gaz et fioul, car leurs prix remontent notamment grâce à la Contribution Climat Energie (CEE) ou taxe carbone.

Les conclusions de l’étude avaient fait ressortir deux points forts :

  • À quantité d’énergie renouvelable produite équivalente, une chaufferie aux granulés nécessite un recours moindre à l’aide publique qu’une chaufferie aux plaquettes.
     
  • Le granulé de bois est pertinent dans un grand nombre de cas notamment pour des installations de petite taille (<500 kW), à forte intermittence et disposant de peu d’espace de stockage ou d’un accès contraint.

La préconisation finale était d’encourager les maîtres d’ouvrage à étudier la solution du chauffage collectif aux granulés de bois, en alternative aux plaquettes (chaufferies dédiées sur les bâtiments scolaires ou tertiaires de petite taille) ou en complément d’un réseau de chaleur ou dans la création de ZAC avec des mises en fonctionnement différées ». Conclusion rapport ADEME.

 

Des retours d’expériences réussis !

8 reportages

Bureaux “Bâtiment B” à Nantes

Logement OPAC à Cesson

Abbaye Royale de Fontevraux

Ecole des Boutours à Rosny-sous-Bois

Paris Boulevard Suchet

Mairie Saligny sur Roudon

Centre de Vacances des Arcs

Centre aquatique de Châtel

 

Des fiches références

Lycée de Beaune 
Réseau de Chaleur à Saint Bonnet le Château 
Logement collectif à Saint Brice en Cogles 
Bureaux et logement à Saint Aubin d'Aubigné
Bâtiment commercial et logements à Wissemburg 
Industrie à Ambérieux
Logement collectif à Cesson 
Logement collectif à Grigny
Centre de vacances aux Arcs
Hôtel aux Carroz d'Araches
Mairie et salle de spectacles à Dieulefit
Hôtel aux Molunes

Des témoignages

Jean-Marc Bertrand, Dalkia : « Même si au sein de Dalkia, le granulé de bois ne représente aujourd’hui qu’1 % du million de tonnes de biomasse acheté, il trouve de plus en plus sa place dans les petites installations collectives. Il possède en effet des arguments forts : un génie civil simple, un combustible optimisé, des installations compactes et modulables, un confort d’exploitation et de maintenance, une réponse adaptée en milieu urbain (contraintes) à la sévérité réglementaire en terme de rejets. »

Abdselem Messabhia, OPAC38 : « L’OPAC 38 compte 24 500 logements sociaux. La solution “granulé” est facilitante pour le génie civil, la voirie et l’approvisionnement. De plus, le bois séduit les communes car il est moteur de croissance des filières locales ! »

Gérard Mai, élu de la commune d’Ambert chauffage de 3 bâtiments (Complexe sportif, collège, lycée et gymnase) : « Ce type de projet, présente différents intérêts notamment le gain d’énergie obtenu grâce à la mutualisation (réseau de chaleur) et l’amélioration du rendement par l’utilisation d’un combustible avec un taux d’humidité faible ».

Pierre Casini, Projet collectif Avoriaz : « L’objectif consistait à répondre à une adaptation en volume et qualité d’énergie dans une station de sport d’hiver. Un certain nombre de contraintes était à prendre en compte pour l’installation de cette chaufferie : optimiser le nombre de livraisons, assurer la continuité de service en cas d’intempérie et intégrer la construction dans le paysage. Le granulé s’est imposé comme la solution la plus adaptée. »

 

 

 

 

 

Propellet

Propellet France est l'association nationale du chauffage au granulé de bois.